Le café africain gagne de plus en plus de terrain sur le marché chinois, porté par une classe moyenne urbaine en forte croissance et une demande accrue pour des cafés premium. Entre le premier trimestre 2025 et aujourd’hui, les exportations africaines de café vers la Chine ont augmenté de plus de 70 %. Cette dynamique est soutenue par la politique commerciale de Pékin, qui applique une exemption de droits de douane à 53 pays africains, facilitant ainsi l’accès au marché chinois.
Derrière cette ouverture, la Chine cherche à sécuriser ses chaînes d’approvisionnement tout en tissant des liens économiques solides avec le continent.Au-delà de l’importation, la Chine investit directement en Afrique. Des entreprises comme Cotti Coffee développent des partenariats avec les gouvernements locaux, créent des parcs agro-industriels, installent des usines de transformation, et forment les producteurs.Ces initiatives favorisent le développement d’une industrie locale et permettent aux pays africains de monter dans la chaîne de valeur.
L’impact environnemental du café
Sur les milliers d’espèces de café existantes, seules deux sont commercialement exploitée : le robusta et l’arabica. Ce dernier, qui représente environ 60 % de la production mondiale, doit son goût unique à une hybridation vieille de 600 000 ans entre le robusta et une autre espèce africaine, l’eugenoides. Cette découverte, issue d’une étude internationale menée par une soixantaine de scientifiques et publiée en avril 2024, éclaire les origines génétiques du café arabica.
Originaire des hauts plateaux d’Éthiopie, l’arabica apprécie les nuits fraîches. Une hausse d’un degré de température nocturne peut entraîner une perte de rendement de l’ordre de 200 kilos par hectare, ce qui impacte fortement les petits producteurs.
Le robusta, quant à lui, pousse à basse altitude et est plus résistant à la chaleur, ce qui pourrait jouer en sa faveur face au réchauffement climatique. u-delà des enjeux agricoles, la culture du café pose un défi environnemental important. Selon le WWF, il faut environ 140 litres d’eau pour produire une seule tasse de café.