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COP30 : Peuples autochtones et militants exigent des actions concrètes

La COP30, qui se tient à Belem, au Brésil, est marquée par un constat alarmant : malgré des décennies d’alertes et d’engagements internationaux, les efforts pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C restent largement insuffisants.

Selon Bill Hare, directeur de Climate Analytics : « La hausse des températures stagne depuis quatre ans, faute d’action suffisante des États. Nous restons sur une trajectoire d’environ 2,6 °C de réchauffement, ce qui risquerait littéralement de cuire la planète. »
Depuis l’Accord de Paris en 2015, la température moyenne de la Terre a déjà augmenté de près de 0,5 °C, chaque année étant plus chaude que la précédente. Les données du service européen Copernicus indiquent que 2025 pourrait être l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées, accentuant l’urgence d’agir.

Niklas Höhne, chercheur au NewClimate Institute, rappelle que : « Les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter. L’an passé, elles ont été supérieures à celles de l’année précédente, et les projections indiquent qu’elles le seront encore davantage cette année. » Le retrait temporaire des États-Unis de l’Accord de Paris a fragilisé la dynamique mondiale, ralentissant les progrès malgré le retour du pays sous l’administration Biden.

À Belem, des militants d’Oxfam ont organisé des manifestations symboliques avec des têtes géantes représentant des dirigeants mondiaux pour dénoncer le manque d’action concrète.Viviana Santiago, directrice exécutive d’Oxfam Brésil, a déclaré :« Les dirigeants font de petits pas, comme s’ils dormaient. Il faut qu’ils se réveillent et prennent conscience de l’urgence de la crise climatique. »

Les peuples autochtones réclament d’etre entendus

Des centaines de militants autochtones, principalement des Munduruku, ont organisé une manifestation pacifique devant le site de la COP30 pour demander à participer aux négociations et protéger leurs territoires.

Alessandra Korap, porte-parole Munduruku, a dénoncé :
« Nous ne voulons pas d’argent en échange de notre terre, nous voulons du respect et être entendus. Nous voulons des politiques adaptées à nos besoins. »

L’armée brésilienne est intervenue pour sécuriser l’accès au site, mais aucun affrontement majeur n’a eu lieu. Le président de la COP30, André Corrêa do Lago, a dialogué avec les manifestants et autorisé certains groupes à entrer par une entrée latérale.Malgré les tensions, la COP30 vise à donner plus de visibilité et de pouvoir aux peuples autochtones dans les négociations. Les experts rappellent que les engagements actuels des pays sont loin d’être suffisants, et que la fenêtre pour agir avant des conséquences irréversibles se réduit rapidement

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