Le Niger a révoqué les licences de 30 opérateurs de transport et chauffeurs ayant refusé de livrer du carburant au Mali, frappé par une grave pénurie à la suite d’attaques djihadistes.
Le Niger a annoncé la révocation des licences de 30 opérateurs de transport et chauffeurs routiers pour avoir refusé de transporter du carburant vers le Mali, en proie à une pénurie sévère en raison des attaques djihadistes. En octobre et novembre derniers, des militants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont coupé l’approvisionnement en carburant de plusieurs régions maliennes, provoquant une crise dans le pays.
Face à cette situation, le gouvernement nigérien avait prévu l’envoi de 82 camions-citernes sous escorte militaire, pour livrer du carburant à la capitale Bamako, située à 1 400 kilomètres. Cependant, plusieurs opérateurs ont refusé d’effectuer le transport, ce qui a conduit les autorités à révoquer leurs licences.
Le ministère des Transports du Niger a souligné que ce refus constituait une violation grave des obligations légales et réglementaires en vigueur.
Le Niger, le Mali et le Burkina Faso, membres de l’Alliance de l’Aes,ont créé une force conjointe de 5 000 soldats pour lutter contre les djihadistes. Cependant, la crise d’approvisionnement en carburant continue de perturber certaines régions du Mali, notamment l’aéroport de Bamako, où plusieurs vols ont été annulés récemment.