Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, alerte sur les dangers des revendications de Donald Trump concernant le Groenland. Pour lui, cela pourrait affaiblir l’OTAN et renforcer les ambitions russes en Ukraine.
Dans une interview accordée au La Vanguardia, Pedro Sánchez a réagi vivement aux déclarations de Donald Trump sur le Groenland, un territoire autonome du Danemark. Selon le chef du gouvernement espagnol, si les États-Unis envahissaient l’île, cela serait une « aubaine » pour Vladimir Poutine, qui pourrait l’utiliser comme justification pour son invasion de l’Ukraine, tout en fragilisant l’unité de l’OTAN.
Sánchez a rappelé que toute action unilatérale contre le Groenland, ou d’autres territoires européens, jouerait en faveur des ambitions expansionnistes de la Russie et risquerait de déstabiliser les relations transatlantiques. Il a également insisté sur le fait que ces menaces de Trump ne peuvent être ignorées.
Par ailleurs, le Premier ministre espagnol a vivement rejeté la demande de Trump d’exiger 5 % du PIB des pays de l’OTAN pour la défense, qualifiant cette exigence de « inacceptable ». L’Espagne, selon lui, atteint déjà les capacités de défense nécessaires avec un peu plus de 2 % de son PIB, et ce, sans sacrifier des secteurs cruciaux comme la santé et l’éducation.
Pedro Sánchez a défendu la nécessité de développer une véritable industrie de défense européenne, soulignant que l’Union européenne doit avancer vers une intégration plus forte dans ce domaine, malgré les divergences entre ses membres