Des gangs armés ont attaqué deux églises dans l’État de Kaduna, dans le nord du Nigéria, dimanche dernier. Après avoir pris d’assaut les lieux de culte, ils ont enlevé au moins 163 fidèles chrétiens.
Ces enlèvements s’inscrivent dans une série d’attaques récurrentes menées par des groupes criminels appelés « bandits », qui sèment la terreur dans le pays, notamment dans les régions du nord et du centre. Les assaillants, arrivés en nombre, ont bloqué les entrées des églises avant de forcer les croyants à sortir et à se diriger vers la brousse.
Le révérend Joseph Hayab, responsable de l’Association chrétienne du Nigéria pour le nord, a déclaré que cet acte violent est une illustration de l’augmentation des attaques ciblant aussi bien les chrétiens que les musulmans dans le pays.La violence au Nigéria, qui divise le pays entre un sud majoritairement chrétien et un nord majoritairement musulman, s’intensifie.
Les bandes armées, souvent impliquées dans des enlèvements contre rançon, ciblent les civils indifféremment de leur religion, exacerbant les tensions interconfessionnelle.
La communauté internationale suit de près la situation au Nigéria. En réponse à la violence, les États-Unis ont exercé des pressions diplomatiques sur le gouvernement nigérian, tout en lançant des frappes contre des militants présumés liés à l’État islamique dans l’État de Sokoto fin décembre. Le gouvernement nigérian a approuvé ces frappes, soulignant l’ampleur du défi sécuritaire auquel il fait face.