Le Burkina Faso poursuit la structuration de son programme nucléaire civil. Les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont adopté, mardi, un projet de loi autorisant le pays à adhérer à la Convention de Vienne sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, selon un communiqué du Parlement.
Cette convention internationale établit un cadre juridique en cas d’accident nucléaire. Elle précise les responsabilités civiles, confère compétence exclusive aux juridictions nationales et garantit l’indemnisation des dommages matériels, corporels, environnementaux et économiques.
L’adoption de ce texte s’inscrit dans la stratégie des autorités burkinabè visant à assurer l’indépendance énergétique du pays et à développer, à moyen terme, un programme électronucléaire.
Dans cette dynamique, Ouagadougou a renforcé sa coopération avec la Russie, notamment à travers plusieurs mémorandums d’entente signés avec la société publique ROSATOM, suivis d’un accord de coopération gouvernemental conclu en juin 2025.
En amont, le Burkina Faso avait créé en 2024 l’Agence burkinabè de l’énergie atomique, chargée de coordonner l’ensemble des activités liées au développement de l’industrie nucléaire nationale.