Un glissement de terrain massif a fait au moins 200 morts mercredi sur le site minier de Rubaya, dans l’est de la RD Congo, sous contrôle du M23. Les mines, qui produisent une part importante du coltan mondial, exposent les mineurs artisanaux à des risques extrêmes dans une région en proie aux conflits.
Un glissement de terrain “massif” survenu mercredi sur le site minier de Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo, a fait au moins 200 morts, selon un communiqué du gouvernement transmis dimanche à l’AFP.
La zone, située dans la province du Nord-Kivu, est sous le contrôle du groupe armé M23, soutenu par le Rwanda.D’après des informations encore très partielles, un pan de colline s’est effondré mercredi après-midi, suivi d’un second glissement jeudi matin, ensevelissant de nombreux mineurs artisanaux, qui travaillent dans des conditions extrêmement précaires.
Le bilan reste difficile à confirmer dans cette région isolée, où le réseau téléphonique est coupé et où l’administration congolaise a quitté la zone.
Entre 15 % et 30 % du coltan mondial
Les mines de Rubaya, stratégiques, produisent entre 15 % et 30 % du coltan mondial, un minerai essentiel à la fabrication des équipements électroniques. Selon des experts de l’ONU, le M23 y a instauré une administration parallèle et finance en partie ses activités par la taxation de l’exploitation minière.
Kinshasa a appelé la communauté internationale à « prendre pleinement la mesure de ce drame », qu’elle attribue à l’occupation armée et au pillage organisé des ressources de la région.