Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, a dénoncé la dissolution des partis politiques décidée par la junte burkinabè.Il appelle à la réouverture de l’espace civique et au respect des libertés fondamentales.
Dans un communiqué publié jeudi, Volker Türk a estimé que cette décision « n’est pas un pas dans la bonne direction pour les droits humains », et dénonce un climat de répression et des arrestations de voix critiques, de restrictions à la liberté d’expression et le non-respect des engagements pris par les autorités de transition en décembre 2025.
Le responsable onusien a rappelé qu’à l’occasion de sa visite à Ouagadougou en juin 2024, il avait demandé l’ouverture d’enquêtes sur les massacres de civils signalés dans plusieurs régions du pays, des demandes restées sans suite à ce jour.
Il a également exhorté les autorités burkinabè à lever les interdictions frappant les activités des partis politiques, à ouvrir l’espace à la société civile et à respecter les engagements pris en décembre 2025 dans le cadre d’une feuille de route convenue avec l’ONU, alors que les arrestations arbitraires et les enlèvements se sont multipliés ces derniers mois.