Face à une menace terroriste de plus en plus complexe, les Nations unies alertent sur la détérioration rapide de la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Le Bureau de la lutte contre le terrorisme des Nations unies a tiré la sonnette d’alarme devant le Conseil de sécurité. Selon Alexandre Zouev, sous-secrétaire général par intérim, la menace posée par le groupe État islamique (Daech) continue de croître et demeure multipolaire, avec une situation jugée particulièrement urgente en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Malgré la pression exercée par les opérations antiterroristes, Daech et ses affiliés font preuve d’une forte capacité d’adaptation, poursuivant le recrutement de combattants étrangers et le recours aux nouvelles technologies. Le groupe parvient également à maintenir ses financements grâce à la taxation illégale, aux collectes de fonds opportunistes et aux enlèvements contre rançon.
Dans le bassin du lac Tchad, l’ONU observe un renforcement de l’influence de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Au Moyen-Orient, Daech reste actif en Irak et en Syrie, où la situation sécuritaire demeure fragile.
Appelant à une mobilisation internationale accrue, Natalia Gherman, directrice exécutive de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme, a souligné que la lutte contre Daech nécessite des ressources suffisantes et une coopération renforcée entre les États, afin de préserver la paix et la sécurité internationales.