Une attaque d’une extrême violence a endeuillé le village de Woro, dans l’État de Kwara, au centre-ouest du Nigeria. Le drame, attribué à des hommes armés, a fait au moins 162 morts selon la Croix-Rouge nigériane.
Le village de Woro a été la cible, le 3 février 2026, d’une attaque sanglante menée par des assaillants lourdement armés. D’après la Croix-Rouge nigériane, le bilan provisoire s’élève à au moins 162 victimes, tandis que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d’éventuels corps sous les décombres.Selon des témoins et des responsables locaux, les assaillants ont incendié plusieurs commerces ainsi que le palais royal du village.
Le roi de Woro est porté disparu, une situation qui accentue le choc et la stupeur au sein de la population.Le président nigérian Bola Tinubu a condamné un acte « lâche et bestial » et ordonné le déploiement d’un bataillon de l’armée dans la région afin de rétablir la sécurité. Il a salué la résilience des habitants de Woro, majoritairement musulmans, qui, selon lui, ont refusé de céder à une idéologie violente.
Le gouverneur de l’État de Kwara, AbdulRahman AbdulRazaq, a pour sa part évoqué un bilan de 75 morts, estimant que cette attaque serait la conséquence de la pression exercée par les forces de sécurité sur les groupes terroristes opérant dans la région.
L’État de Kwara est confronté depuis plusieurs mois à une dégradation continue de la situation sécuritaire, marquée par des actes de banditisme armé, des enlèvements, des pillages et une menace jihadiste en expansion en provenance du nord-ouest du Nigeria.
Face à cette situation, les autorités locales avaient instauré des couvre-feux et fermé les établissements scolaires, avant d’autoriser leur réouverture le 2 février, soit à la veille de l’attaque de Woro.
Au-delà des frontières nigérianes, l’attaque a suscité de vives réactions dans la sous-région. Dans un communiqué officiel publié par le ministère béninois des Affaires étrangères, le Gouvernement de la République du Bénin a exprimé sa profonde consternation face à cet attentat terroriste perpétré le 3 février 2026.
Le Bénin a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, ainsi qu’au peuple et aux autorités nigérianes. Il a également condamné avec la plus grande fermeté cet acte odieux et réaffirmé sa pleine solidarité avec la République fédérale du Nigeria dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.