Le Nigeria récupère une partie de son patrimoine spolié il y a plus de 120 ans. Le musée d’archéologie et d’anthropologie de l’Université de Cambridge a annoncé la restitution de 116 bronzes du Bénin, pillés par l’armée britannique lors du sac de Benin City en 1897.
Parmi ces artefacts figurent des sculptures en bronze, en bois et en ivoire, dont les têtes commémoratives du roi Oba et de la reine mère Iyoba Idia. Ces objets seront rapatriés à Benin City, dans l’État d’Edo, et exposés au palais royal de l’Oba, tandis que 17 pièces resteront à Cambridge pour la recherche académique.
Pour Olugbile Holloway, directeur de la Commission nationale des musées et des monuments nigérians, cette restitution va bien au-delà du simple retour d’objets : « C’est une restauration de la fierté et de la dignité du peuple nigérian. » L’Université de Cambridge conserve néanmoins près de 400 autres artefacts du royaume du Bénin.
Rappelons que dans ce mouvement global de restitution,le musée national d’Amsterdam avait déjà rendu 119 bronzes en juin 2025, et l’Allemagne 19 en décembre 2022. Mais au Royaume-Uni, le British Museum détient encore 203 bronzes du Bénin et refuse toute restitution, invoquant le British Museum Act de 1963, qui rend ses collections inaliénables.
Pour Abuja, l’espoir demeure que d’autres institutions suivent l’exemple de Cambridge pour permettre aux pays africains de retrouver leur patrimoine historique.