Le salon Wine Paris 2026 s’est tenu cette année sous le signe des turbulences. Avec plus de 6 500 exposants venus de 60 pays, la filière viticole française subit les effets des guerres douanières et des tensions économiques mondiales. Résultat : les exportations de vins et spiritueux ont chuté de 8% en 2025, notamment vers les États-Unis et la Chine.
Aux États-Unis, les taxes Trump de 15% et la baisse du dollar pèsent lourdement sur les producteurs et distributeurs. En Chine, les droits antidumping ont fait chuter les importations de cognac et armagnac de près de 20%, effaçant quinze ans de croissance.
Pour compenser ces pertes, la filière se tourne vers de nouveaux marchés : le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et l’Asie du Sud-Est, où la croissance du vin pourrait dépasser 5% par an d’ici 2027. Des caves comme celle de Sancerre ouvrent des bureaux à l’étranger pour être au plus près des consommateurs.
Résilience et diversification
Malgré ces obstacles, les producteurs restent combatifs. Comme le souligne Dominique Piron, vigneron dans le Beaujolais, « le commerce reste avant tout humain ».
L’histoire des terroirs et des vignerons devient un atout pour séduire de nouveaux clients à l’international.La filière française, qui pèse 600 000 emplois, mise sur la diversification et la résilience pour affronter un marché mondial en pleine mutation