Reçu mercredi 11 février à la Maison Blanche, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a échangé pendant plus de deux heures à huis clos avec le président américain Donald Trump. Au centre des discussions : le dossier nucléaire iranien. Aucune décision formelle n’a été annoncée à l’issue de cette rencontre, la septième entre les deux dirigeants depuis le retour au pouvoir du républicain.
Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a affirmé privilégier la poursuite des discussions avec Téhéran afin de « voir si oui ou non un accord peut être conclu », précisant qu’une telle issue aurait « [sa] préférence ». Le président américain insiste toutefois : « Aucune décision définitive n’a été prise.
Si la voie diplomatique reste officiellement privilégiée, le ton se veut ferme. « Si ce n’est pas possible, nous devrons voir quel sera le résultat », a averti Donald Trump. Il a rappelé que lors d’un précédent cycle de négociations, l’Iran avait refusé un accord et que « cela a mal tourné pour eux », en référence aux frappes américaines visant des sites nucléaires iraniens lors de la guerre de douze jours déclenchée par Israël
Le Wall Street Journal rapporte que le Pentagone a placé en alerte un second porte-avions susceptible d’être déployé au Proche-Orient. Le président américain n’a pas confirmé un ordre formel, mais a indiqué que les États-Unis devaient « se mettre en position », tout en assurant qu’ils « avaient tout leur temps ».
Lignes rouges
De son côté, Benyamin Netanyahu a insisté sur les « besoins sécuritaires de l’État d’Israël dans le cadre des négociations », selon un communiqué de ses services.
Le Premier ministre demeure opposé à tout accord qui permettrait à l’Iran de conserver, même indirectement, une capacité nucléaire militaire potentielle.Les deux dirigeants ont convenu de maintenir une coordination étroite face à Téhéran.