Bruxelles accélère ses négociations avec l’Algérie pour diversifier ses sources de gaz et limiter la dépendance de l’Europe au gaz russe avant la fin des importations programmée en 2027
Dan Jorgensen, commissaire européen à l’énergie, s’est rendu à Alger jeudi 12 février 2026 pour renforcer l’approvisionnement en gaz algérien de l’Union européenne. Cette visite s’inscrit dans la stratégie européenne visant à diversifier ses sources d’énergie alors que l’UE prépare l’arrêt progressif des importations de gaz russe prévu pour l’automne 2027.
« Cette réunion arrive à point nommé, à l’heure où nous nous affranchissons de notre dépendance au gaz russe », a déclaré le commissaire lors d’un point presse aux côtés des autorités algériennes. « L’Algérie est déjà un partenaire très important en matière de gaz, mais elle va le devenir encore plus », a-t-il ajouté.
L’Europe s’inquiète de substituer une dépendance par une autre. Depuis 2021, la part du gaz naturel liquéfié (GNL) américain dans les importations européennes est passée de 24 % à 60 % au troisième trimestre 2025. L’Algérie arrive en troisième position pour le GNL (7,7 %) et reste le deuxième fournisseur de gaz acheminé par gazoduc (14,6 %), derrière la Norvège (51,8 %).
Bruxelles discute également avec le Canada, le Qatar et d’autres pays d’Afrique du Nord pour sécuriser ses approvisionnements et réduire les risques géopolitiques liés à la dépendance énergétique.