Le Parlement européen classe l’Égypte, le Maroc et la Tunisie comme « pays sûrs », restreignant l’accès à l’asile et suscitant l’ire des associations de défense des droits humains.
Le Parlement européen a adopté le 10 février 2026 deux textes renforçant la politique migratoire de l’Union européenne. Parmi les mesures phares, la création d’une liste de « pays d’origine sûrs » limite fortement les possibilités d’asile pour leurs ressortissants. Trois pays africains sont concernés : l’Égypte, le Maroc et la Tunisie.
Selon l’UE, ces pays ne présentent pas de risques de persécution ou de traitements inhumains, ce qui permettra d’accélérer l’examen des demandes d’asile. Concrètement, seules les situations où il existe « une crainte fondée de persécution ou de risque grave » seront désormais considérées.
Cette décision suscite de vives critiques. Des eurodéputés, comme Fabienne Keller, et des associations de défense des droits humains, notamment La Ligue des droits de l’Homme et SOS Méditerranée, dénoncent la classification de la Tunisie comme « sûre », estimant qu’elle ne reflète pas la réalité des violations des droits humains dans le pays.