À la veille des négociations nucléaires à Genève avec les États-Unis, l’Iran a lancé des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour 20 % du pétrole mondial.
Ces manœuvres des Gardiens de la Révolution visent à renforcer la sécurité et à signaler la capacité défensive de Téhéran, tandis que les discussions diplomatiques portent sur l’uranium, le programme nucléaire iranien et les accords économiques bilatéraux.
Les Gardiens de la Révolution iranienne ont lancé des exercices militaires lundi 16 février dans le détroit d’Ormuz, voie stratégique par laquelle transite près de 20 % du pétrole mondial, à la veille d’un nouveau round de négociations nucléaires à Genève avec les États-Unis.
Selon Téhéran, ces manœuvres visent à préparer les forces aux « menaces sécuritaires et militaires potentielles » et à surveiller tous les navires étrangers dans la région.Les tensions restent élevées : les États-Unis ont déployé une importante force navale, incluant deux porte-avions, pour assurer leur présence dans le Golfe.
Ces annonces ont entraîné une hausse des cours du pétrole, avec le Brent à 68,44 dollars le baril et le West Texas à 63,59 dollars.
À Genève, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, engage des discussions pour un accord nucléaire, prêt à réduire l’enrichissement de l’uranium mais refusant toute négociation sur le programme balistique.
L’Iran propose également des contrats économiques dans le pétrole, le gaz et l’aviation pour inciter Washington à conclure un accord.
Sur le plan international, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu pose des conditions strictes, exigeant le démantèlement des capacités d’enrichissement et du programme balistique iranien.
Pendant ce temps, l’exilé iranien Reza Pahlavi appelle à une intervention internationale urgente pour provoquer une transition politique en Iran.