Le Kenya connaît sa sécheresse la plus sévère depuis 1981. 3,3 millions de personnes sont menacées de famine. Les comtés du nord et de l’est, particulièrement touchés, voient la malnutrition progresser et plus de 2,5 millions d’enfants déjà déscolarisés.
Le Kenya traverse sa pire sécheresse depuis 1981, menaçant près de 3,3 millions de Kényans de famine. Quatre saisons consécutives de pluies insuffisantes ont frappé 23 comtés, soit presque la moitié du pays, touchant surtout les zones arides et semi-arides du nord et de l’est.
À Mandera, dans le nord-est, le marché du bétail reflète l’ampleur de la crise : une vache s’achète désormais 5 000 shillings (environ 30 euros), contre 60 à 70 000 shillings avant la sécheresse. Le comté a été placé en « alarme critique », tandis que dix autres comtés sont en état d’alerte.
Selon l’ONU, la dernière saison des pluies, d’octobre à décembre, a été la plus sèche depuis quatre décennies. La malnutrition progresse rapidement, et l’Autorité nationale de gestion de la sécheresse a distribué une aide monétaire à près de 130 000 foyers. Le président William Ruto a débloqué plus de 4 milliards de shillings (26 millions d’euros) pour faire face à la crise.
Les syndicats et associations alertent sur l’impact sur l’éducation : le Syndicat national des enseignants demande que l’aide soit partiellement allouée aux cantines scolaires.
Selon l’Unicef, plus de 2,5 millions d’enfants sont déjà déscolarisés dans la Corne de l’Afrique en raison de la sécheresse.