Le gouvernement béninois, présidé par Patrice Talon, propose à l’Assemblée nationale la ratification de la Facilité africaine de Soutien juridique pour renforcer la protection du pays face aux litiges et négociations financières internationales.
Réuni ce mercredi 18 février 2026 sous la présidence de Patrice Talon, le Conseil des Ministres a décidé de transmettre à l’Assemblée nationale un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord instituant la Facilité africaine de Soutien juridique.Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de sécurisation des engagements financiers et commerciaux du Bénin.
La Facilité africaine de Soutien juridique a été créée à la suite des crises de la dette des années 1980-1990, qui ont révélé les limites juridiques et techniques de nombreux États africains face à des litiges complexes et coûteux avec des créanciers privés.À l’époque, plusieurs pays du continent s’étaient retrouvés en position de faiblesse dans des négociations financières, ce qui a entraîné des contentieux lourds de conséquences pour leurs économies.
La Facilité agit comme une organisation internationale spécialisée dans l’assistance juridique et le conseil technique. Elle accompagne les États africains dans :la négociation de transactions commerciales complexes ; la gestion des litiges liés à la dette et aux créanciers ;le renforcement des capacités des administrations publiques.
Elle met également à disposition des ressources documentaires et des publications destinées à promouvoir des accords équitables, viables et durables, tout en garantissant la protection des droits souverains des États.
Un atout pour la diplomatie économique du Bénin
En adhérant à cet accord, le Bénin pourra participer à la gouvernance de l’institution, bénéficier d’un accès préférentiel à ses services ainsi qu’à ses bases de données spécialisées, et solliciter l’expertise de panels juridiques pointus .
Cette ratification constitue à terme, aidera le gouvernement à de mieux encadrer les négociations internationales et à prévenir les contentieux financiers susceptibles d’affecter la stabilité économique nationale.