En plein mois sacré du ramadan, des milliers de familles célèbrent désormais la rupture du jeûne dans des abris de fortune, loin de leurs villages et de leurs habitudes. Les inondations qui ont frappé le nord-ouest du Maroc ces dernières semaines ont contraint plus de 180 000 personnes à quitter leurs habitations, selon les chiffres officiels. Au moins quatre décès ont été enregistrés.
Traditionnellement, le ramadan est marqué par des repas conviviaux et des moments de partage en famille. Cette année, les crues ont bouleversé ces rituels. « Après la rupture du jeûne, nous allons normalement à la mosquée ou au café pour retrouver nos proches. Mais avec les inondations, nous vivons au jour le jour. Même aller chercher de l’eau chaude est difficile », témoigne un vendeur ambulant.
Un autre pensait retrouver rapidement son domicile. Son exil se prolonge. « Ce que nous préparons habituellement diffère de ce que nous avons dans la tente. Il manque plusieurs choses à notre table, comme du jus de fruits et les plats délicieux.
Nous faisons avec, jusqu’à ce que cette crise passe et que nous puissions rentrer chez nous », confie-t-il.Beaucoup de sinistrés espèrent un retour rapide à la normale et la possibilité de regagner leurs foyers une fois les eaux retirées.