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Jihadistes du Sahel : La Cédéao organise sa réponse militaire

Les chefs d’état-major de la Cédéao se réunissent à Freetown pour planifier le déploiement de la « Force en attente », destinée à lutter contre les jihadistes du Sahel. La coordination avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso et l’utilisation des ressources locales sont au cœur des discussions.

Les chefs d’état-major des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se réunissent depuis ce mardi à Freetown, en Sierra Leone, pour trois jours de discussions sur la sécurité régionale. Au cœur des travaux : la mise en place de la « Force en attente », conçue pour lutter contre le terrorisme et renforcer la stabilité dans la sous-région.

Le général Amara Idara Bangura, chef des forces sierra-léonaises, a assuré que tous les États membres soutiennent le déploiement rapide de cette force. Le président Julius Maada Bio, également président en exercice de la Cédéao, bénéficie d’un soutien ferme de ses homologuesLe général Amara Idara Bangura, chef des forces sierra-léonaises, a assuré que tous les États membres soutiennent le déploiement rapide de cette force.

Le président Julius Maada Bio, également président en exercice de la Cédéao, bénéficie d’un soutien ferme de ses homologues.Chaque pays participant doit préciser le nombre de soldats qu’il mettra à disposition. Dans un premier temps, près de 2 000 hommes pourraient être mobilisés pour répondre aux menaces terroristes.

L’objectif est de constituer un premier contingent opérationnel d’ici la fin de l’année, capable d’agir contre les groupes affiliés à l’État islamique au Sahel et à al-Qaïda.

Coordination avec le Sahel et l’AES

La réunion aborde également la coopération avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso, trois pays ayant quitté la Cédéao pour créer l’Alliance des États du Sahel. Les participants ont souligné l’importance d’une collaboration étroite entre les deux organisations pour sécuriser la région.

Dans les discussions, plusieurs voix ont insisté sur la nécessité de s’appuyer d’abord sur les ressources internes des États membres, plutôt que d’attendre un financement externe. La progression des groupes jihadistes vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest reste une source majeure d’inquiétude pour la Cédéao.

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