Le FMI arrive à Libreville pour une mission de dix jours afin d’évaluer la situation économique du Gabon. Cette visite intervient alors que Fitch alerte sur un risque de défaut de paiement et que la dette publique pourrait dépasser 85 % du PIB en 2026.
Le Fonds monétaire international (FMI) entame ce mercredi 25 février une mission de dix jours à Libreville, au Gabon. L’objectif : évaluer la situation économique du pays et discuter des réformes à venir, alors que les indicateurs financiers inquiètent les investisseurs.
Cette visite intervient un mois après un changement de cap des autorités gabonaises, qui ont tendu la main au FMI pour trouver des solutions face aux défis économiques du pays.À la veille de la mission, l’agence de notation américaine Fitch Ratings a alerté sur un « risque inhérent » de défaut de paiement pour le Gabon. En décembre 2025, Fitch avait dégradé la note de la dette publique de Libreville à CCC-, en raison d’un endettement excessif provoqué par l’augmentation des dépenses publiques pour répondre aux pressions sociales.
Les experts estiment que la dette publique pourrait atteindre plus de 85 % du PIB en 2026, contre 73 % en 2024.Depuis cette dégradation, le Gabon a nommé Thierry Minko au poste de ministre de l’Économie. Il a annoncé quelques semaines après sa prise de fonction la mise en œuvre d’un « programme économique de croissance avec l’appui du FMI », rompant avec la politique de son prédécesseur.
Le ministère de l’Économie précise que la mission actuelle vise principalement à collecter des données. Bien que des discussions techniques soient déjà en cours, le FMI affirme ne pas avoir encore reçu de demande officielle de programme de la part de Libreville.