Le 25 février 2026, Samuel Okudzeto Ablakwa, ministre des Affaires étrangères du Ghana, a formulé un appel officiel aux autorités ukrainiennes pour la libération de deux prisonniers de guerre ghanéens capturés après avoir combattu aux côtés de l’armée russe en Ukraine.
En visite à Kiev à l’occasion du quatrième anniversaire de l’invasion russe, Ablakwa a exprimé l’espoir que le président ukrainien VolodymyrZelensky ferait preuve de « magnanimité et de compassion » pour permettre le retour de ces deux citoyens ghanéens.Les deux hommes, qui avaient été recrutés sous de fausses promesses d’emplois bien rémunérés en Russie, se sont retrouvés enrôlés de force dans l’armée russe.
Leur recrutement, selon le ministre ghanéen, résulte d’une manipulation et d’une désinformation orchestrées par des réseaux criminels. Ces jeunes Africains, sans formation militaire préalable, ont été envoyés en première ligne du conflit, un sort tragique partagé par plusieurs ressortissants africains manipulés par Moscou.
De son côté, Andriï Sybiga, ministre ukrainien des Affaires étrangères, a confirmé que les prisonniers ghanéens étaient en bonne santé et traités dans le respect du droit international humanitaire. Il a également révélé que plus de 1 780 Africains, issus de 36 pays du continent, combattaient aux côtés des forces russes en Ukraine.
Le Ghana, comme d’autres nations africaines, a exprimé ses préoccupations face à cette recrudescence de recrutements forcés, appelant à des mesures plus strictes pour protéger ses citoyens et mettre fin à l’exploitation des Africains dans ce conflit.