À 34 ans, Adama Gaye, natif de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, se lance dans la course à la mairie de sa ville. Formé à Sciences Po et fort d’une expérience internationale dans le secteur privé, notamment chez Orange Ventures, il porte une liste citoyenne sans étiquette mais avec une « sensibilité de gauche ».
L’objectif du jeune candidat est clair : bousculer la droite solidement implantée depuis trente ans et proposer une approche innovante de la gestion municipale, inspirée du monde de l’entreprise. Structuration des projets, partenariats publics-privés et diversification des financements sont au cœur de son programme.
Issu d’une famille ouvrière et d’un quartier populaire, le Val Fourré, Adama Gaye affirme que son expérience personnelle lui donne une légitimité à représenter les Mantais : « Je suis un enfant de la ville », insiste-t-il. Sa trajectoire – de Sciences Po à l’ONU, puis à la finance devient un argument politique : « Je n’aurais jamais dû faire Sciences Po, ni travailler dans la finance.
Et je l’ai fait. Alors oui, on peut déjouer les pronostics. »Il affrontera le maire sortant Raphaël Cognet (Horizons), ainsi que plusieurs autres candidats d’opposition lors du scrutin prévu le 15 mars 2026. Son profil d’outsider, jeune et indépendant, suscite à la fois curiosité et débat dans une commune marquée par l’abstention et des fragilités sociales importantes.