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Assassinat de l’ayatollah Khamenei : Comment le Mossad aurait préparé l’opération

Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran depuis plus de 35 ans, a été tué le 28 février 2026 lors d’une frappe aérienne ciblée menée par Israël et les États-Unis, a confirmé l’agence de presse iranienne quelques jours plus tard.Une enquête du Financial Times dévoile désormais une partie des méthodes de renseignement qui ont précédé cette opération, à travers le piratage sophistiqué des infrastructures urbaines de Téhéran.

Selon le quotidien britannique, les services de renseignement israéliens, dont le Mossad et l’unité de cybersurveillance Unit 8200, auraient infiltré presque toutes les caméras de circulation de Téhéran pendant plusieurs années.

Les images de ces caméras ont été cryptées et transmises à des serveurs situés à Tel-Aviv et dans le sud d’Israël, où elles ont été analysées par des analystes et des algorithmes avancés pour suivre en temps réel les mouvements de Khamenei et de ses proches collaborateurs.

Un responsable israélien cité par le Financial Times a résumé cette approche par cette formule : « Nous connaissions Téhéran comme nous connaissons Jérusalem », démontrant l’ampleur et la profondeur de l’infiltration.

Le piratage des caméras n’était pas une simple curiosité technique : il a permis aux services de renseignement de cartographier les habitudes, les itinéraires et les routines des gardes du corps et des chauffeurs de Khamenei, créant ce que les professionnels appellent un « pattern of life » ou profil détaillé de comportements.

Cyberinfiltration

Ces données, combinées à d’autres sources de renseignement, ont aidé à confirmer le moment précis où Khamenei se trouvait à son bureau avec plusieurs hauts responsables, ce qui aurait permis de planifier l’assaut avec précision.Le Financial Times signale aussi que, le jour de l’attaque, des composants de plusieurs antennes de téléphonie mobile autour du quartier ciblé ont été perturbés, rendant les téléphones des gardes du corps occupés lorsqu’on les appelait, selon des sources citées par le journal.

Ce qui ressort de l’enquête, c’est l’ampleur d’une vaste campagne de renseignement mêlant cyberinfiltration, sources humaines et analyses de données massives : de la collecte d’images de caméra aux algorithmes d’intelligence artificielle pour filtrer des volumes gigantesques d’informations

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