Au Niger, les enseignants contractuels sont de plus en plus mécontents face aux retards de paiement, certains n’ayant pas perçu de salaire depuis plusieurs mois. La Dynamique des syndicats du secteur de l’éducation et de la formation, qui regroupe une trentaine d’organisations, qualifie cette situation « d’intolérable » et avertit que la patience des contractuels a atteint ses limites.
Selon les syndicats, ces retards se transforment en arriérés, alors que les enseignants contractuels représentent une part importante du corps enseignant nigérien. « Le salaire est vital. On ne peut pas continuer à travailler sans toucher son dû pendant si longtemps », souligne une source syndicale.
Les syndicats dénoncent également une discrimination par rapport aux enseignants titulaires et exigent le paiement rapide des sommes dues.
Les syndicats préviennent que de nouvelles actions pourraient être engagées si aucune solution concrète n’est trouvée.L’an dernier, plusieurs mouvements de grève avaient déjà perturbé les cours.
Début janvier, après le dépôt d’un nouveau préavis, les autorités nigériennes avaient annoncé le recrutement de plus de 11 000 enseignants contractuels dans la fonction publique, une mesure censée répondre aux revendications.