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Moyen-Orient : Pedro Sánchez défie Trump et refuse la guerre

Pedro Sánchez, le 1er ministre espagnol, défie Donald Trump et refuse que l’Espagne participe à une offensive contre l’Iran.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a réaffirmé mercredi sa position ferme contre toute participation de l’Espagne à une offensive américano-israélienne contre l’Iran, en dépit des pressions du président Donald Trump.Lors d’une allocution à Madrid, Sánchez a rappelé que l’Espagne refuse de rompre avec le droit international et rejette l’idée que les conflits mondiaux se résolvent par la force : « La position du gouvernement espagnol se résume en quatre mots : Non à la guerre », a-t-il insisté.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait affirmé plus tôt que l’Espagne coopérerait avec Washington, mais le gouvernement espagnol a rapidement démenti, soulignant qu’aucune participation militaire n’était prévue.

Sánchez a évoqué l’invasion de l’Irak comme un exemple des conséquences désastreuses de ce type d’intervention : hausse des prix de l’énergie, montée du djihadisme et aggravation de la pauvreté. « Nous sommes opposés à ce désastre », a-t-il déclaré, précisant que cette position est partagée par « de nombreux gouvernements et des millions de citoyens » en Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient.

Bases de Rota et Morón

Le différend inclut également les bases de Rota et Morón, situées au sud de l’Espagne. Trump a menacé l’Espagne de sanctions commerciales pour ne pas avoir autorisé leur utilisation, qualifiant le pays de « très, très peu coopératif ».La Commission européenne a soutenu Madrid, affirmant sa volonté de « protéger les intérêts de ses États membres ».

Le silence du chancelier allemand Friedrich Merz lors des déclarations de Trump a surpris les autorités espagnoles, selon le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares.La droite espagnole critique la position de Sánchez, mais le Premier ministre socialiste maintient sa ligne : Madrid ne participera pas à ce qu’il considère comme une offensive à l’initiative incertaine de Washington et de Tel-Aviv contre Téhéran.

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