Les États-Unis ont commencé à utiliser des bases britanniques, dont Fairford et Diego Garcia, pour mener des opérations défensives contre l’Iran, alors que les tensions au Moyen-Orient s’intensifient.
Les États‑Unis ont commencé à utiliser des bases militaires britanniques dans le cadre du conflit au Moyen‑Orient, a confirmé le ministère britannique de la Défense samedi. Cette décision autorise Washington à mener des « opérations défensives spécifiques » contre l’Iran depuis le territoire du Royaume‑Uni, notamment pour empêcher Téhéran de lancer des missiles dans la région qui mettraient en danger des vies britanniques et alliées.
Des bombardiers stratégiques B‑1 Lancer de l’US Air Force ont atterri à la base de la RAF de Fairford, dans le sud‑ouest de l’Angleterre, marquant ainsi le début de ces opérations soutenues par Londres.Le gouvernement britannique, dirigé par le Premier ministre Keir Starmer, avait d’abord hésité à ouvrir ses installations, avant de donner son accord dimanche dernier pour permettre aux États‑Unis d’utiliser Fairford et la base de Diego Garcia, dans l’océan Indien, pour des actions qualifiées de défensives contre des sites de missiles iraniens.
Des manifestations pacifistes ont éclaté près des bases britanniques, notamment à Fairford, où des opposants au conflit ont protesté contre l’utilisation de territoire britannique dans cette crise militaire.Selon Londres, ces opérations visent à protéger les intérêts britanniques et ceux de ses alliés dans une région en pleine effervescence militaire, après des attaques visant des forces et des infrastructures occidentales.