La guerre au Moyen-Orient propulse le pétrole au‑dessus de 120 $ le baril. Le G7 envisage de libérer ses stocks en réserve pour calmer les marchés
La guerre au Moyen-Orient fait flamber les prix de l’énergie. Lundi 9 mars, le baril de pétrole a brièvement dépassé 120 dollars, le gaz a bondi de 30 % et les bourses européennes ont ouvert en baisse.Le détroit d’Ormuz, point de passage pour 20 % du pétrole mondial, reste bloqué.
Plusieurs pays du Golfe ont réduit leur production : l’Irak (-70 %), le Koweït, Bahreïn et les Émirats. Cette raréfaction entraîne une forte volatilité des marchés.
Face à cette situation, les ministres des Finances du G7 se sont réunis à Bruxelles, à l’initiative de Roland Lescure. Les pays envisagent de puiser dans leurs réserves stratégiques de pétrole pour stabiliser les marchés. « Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires », a déclaré le ministre français,qui précise que l’approvisionnement immédiat reste assuré en Europe et aux États-Unis.