Le gouvernement espagnol a annoncé, mardi 10 mars 2026, que tous les étrangers en situation irrégulière pourront désormais accéder au système de santé, et poursuit sa politique d’ouverture en matière d’immigration.
Cette décision suit une réforme de la loi sur l’immigration qui permettra, dès avril, la régularisation d’au moins 500 000 personnes. Selon Madrid, l’objectif est de garantir un accès universel aux soins, indépendamment du statut administratif des résidents.
Jusqu’ici, les sans-papiers pouvaient accéder aux soins, mais de manière complexe et laborieuse, souligne notre correspondant à Madrid, François Musseau. Dorénavant, toute personne sans permis de résidence pourra se rendre dans n’importe quel centre de santé des 17 régions d’Espagne.
Il suffira de remplir un formulaire et de déclarer sur l’honneur qu’elle ne peut être soignée par d’autres moyens. Un document provisoire sera alors délivré, immédiatement valide, sauf opposition des tribunaux pour motif pénal dans un délai de trois mois.
Pour accélérer sa mise en œuvre, le gouvernement de Pedro Sanchez a adopté un décret royal, contournant le Parlement où il ne dispose pas de majorité.
Si la gauche salue cette initiative comme un progrès social historique l’opposition de droite et l’extrême droite dénoncent la mesure. Le Parti populaire estime qu’elle transforme l’irrégularité en droit et aggravera les listes d’attente et le manque de médecins. Quant à Vox, il évoque un « effet d’appel » pouvant favoriser une immigration massive.