L’Afrique de l’Ouest n’est plus seulement un corridor pour la cocaïne vers l’Europe : la région devient un hub pour le stockage, le reconditionnement et la distribution de la drogue, souvent dissimulée dans le cacao, le bois ou les noix de cajou.
L’Afrique de l’Ouest joue un rôle croissant dans les chaînes d’approvisionnement mondiales du trafic de cocaïne. Selon un récent rapport de l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC), la région n’est plus seulement un corridor de transit vers l’Europe, mais devient progressivement une plateforme de stockage, de reconditionnement et de distribution de la drogue.
Une évolution qui s’appuie notamment sur le commerce maritime. La cocaïne peut être dissimulée dans des marchandises exportées depuis la région, comme les noix de cajou, le cacao, le bois ou d’autres produits commerciaux.La région ne sert plus seulement de corridor vers l’Europe. Elle est de plus en plus utilisée comme plateforme logistique dans les chaînes d’approvisionnement mondiales du trafic de cocaïne »,
Les flux commerciaux existants vers la Turquie, le Moyen-Orient, l’Inde ou certains marchés asiatiques offrent ainsi de nouvelles opportunités aux réseaux criminels pour diversifier leurs routes et atteindre des marchés de consommation en pleine expansion.
Face à cette situation, l’organisation appelle les États d’Afrique de l’Ouest à adopter une approche plus large de la lutte contre la drogue, en traitant notamment la consommation de cocaïne comme un problème de santé publique et pas uniquement comme une question de justice pénale