Le détroit d’Ormuz, passage pour 20 % du pétrole mondial, pourrait être miné par l’Iran. Cette menace inquiète Washington et les marchés, alors que toute perturbation du trafic maritime risquerait de faire exploser les prix de l’énergie,
Le conflit qui oppose l’Iran aux États-Unis et à leurs alliés prend une tournure préoccupante autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial. Au cœur de cette crise, la possibilité que Téhéran ait commencé à poser des mines marines dans ces eaux étroites inquiète les grandes puissances et les marchés internationaux.
Selon plusieurs sources du renseignement américain citées par des médias internationaux, l’Iran pourrait avoir amorcé la pose de mines au cours des derniers jours, utilisant de petites embarcations pour déployer ces engins sous‑marins, simples mais redoutablement efficaces pour perturber la navigation.
Face à cette menace, l’armée américaine a annoncé avoir détruit 16 bateaux iraniens soupçonnés de servir à la pose de mines près du détroit, et le président Donald Trump a averti Téhéran de conséquences militaires sévères si des mines venaient effectivement à bloquer le passage.
Pour l’instant, la présence de mines n’est pas confirmée de manière indépendante, mais l’inquiétude des États‑Unis et de leurs alliés est réelle : un minage durable de l’Ormuz pourrait paralyser l’une des principales artères du commerce énergétique mondial, faire grimper les prix du pétrole et intensifier encore davantage le conflit au Moyen‑Orient.