La Banque européenne d’investissement investit 3,1 milliards d’euros en Afrique en 2025, et renforce la présence européenne face à la Chine et aux États-Unis.
La Banque européenne d’investissement (BEI), bras financier de l’Union européenne, renforce sa présence en Afrique. En 2025, elle a investi 3,1 milliards d’euros sur le continent, soit un tiers de ses investissements mondiaux hors UE, un montant stable malgré un contexte de restrictions budgétaires.
En 2024, la BEI avait investi 89 milliards d’euros au total, dont 8 milliards en dehors de l’Europe, dont plus de 3 milliards en Afrique. Les secteurs ciblés : énergie, eau potable, santé, développement durable et économie bleue.La BEI a récemment signé un accord d’un milliard d’euros avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
L’objectif : fournir l’électricité à 300 millions d’Africains, en privilégiant les énergies renouvelables.D’autres initiatives concernent l’eau potable en Tunisie et Maroc, l’économie bleue en Afrique de l’Ouest, ainsi que des programmes de santé et de vaccination. Selon la BEI, ces projets combinent les priorités européennes, les intérêts des entreprises européennes et les besoins africains.
Concurrence mondiale
L’Afrique est désormais un terrain de compétition pour les investissements internationaux, avec les États-Unis, la Chine ou les Émirats arabes unis. Thierry Vircoulon, chercheur à l’Institut français des relations internationales, souligne que l’Europe a un avantage : « elle met l’accent sur les critères sociaux et environnementaux et prend le temps d’étudier la faisabilité des projets.
Cela garantit des investissements de meilleure qualité, même si les délais sont parfois plus longs ».Cette approche montre que l’Union européenne cherche à combiner influence stratégique et développement durable, afin de se potionner positionnant face aux autres puissances mondiales pour sécuriser ses approvisionnements et ses débouchés commerciaux en Afrique