Le détroit d’Ormuz reste bloqué par l’Iran, et Donald Trump presse ses alliés, notamment européens, de l’aider à sécuriser ce passage capital pour les hydrocarbres. Mais Londres, Berlin et Paris temporisent, refusant pour l’instant de s’impliquer dans le conflit.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé vendredi un appel urgent pour un cessez-le-feu entre Israël et dénoncé les « immenses souffrances » subies par le peuple libanais.« Une situation absolument dramatique », a déclaré M. Guterres à Beyrouth, après sa rencontre avec le président libanais Joseph Aoun. « Nous devons mettre un terme à cette guerre. Nous devons obtenir un cessez-le-feu immédiat. ».
L’ampleur de la crise humanitaire est alarmante : plus de 1 500 morts, 1 774 blessés et plus de 800 000 personnes déplacées depuis le début du conflit, le 2 mars. Le Hezbollah a lancé des roquettes et des drones sur le nord d’Israël, en représailles à l’assassinat, deux jours plus tôt, du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, lors d’une frappe américano-israélienne.
Israël a riposté par de lourdes frappes aériennes et a pris le contrôle de plusieurs postes dans le sud du Liban, aggravant la crise sur le terrain.
« Le Liban a été entraîné dans un conflit dont sa population ne voulait pas », a insisté Guterres. « Cette guerre me brise le cœur. Il est urgent d’ouvrir la voie à une solution politique qui garantisse l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays. »
Face à cette escalade, l’ONU insiste sur l’urgence d’un cessez-le-feu immédiat pour stopper la violence et permettre l’accès à une aide humanitaire indispensable aux populations touchées.