À Saint-Denis, la jeunesse et les habitants votent pour le changement : Bally Bagayoko remporte la mairie dès le 1ᵉʳ tour avec plus de 50 % des voix
À Saint-Denis, deuxième plus grande ville d’Île-de-France, il n’y aura pas de second tour pour les municipales. Le candidat de Bally Bagayoko a remporté la mairie dès le premier tour, avec un peu plus de 50 % des voix. Une défaite cuisante pour le maire sortant socialiste Mathieu Hanotin, distancé de 20 points à l’issue de son unique mandat, marqué notamment par l’accueil de plusieurs sites des Jeux olympiques.
Dans cette ville populaire de 150 000 habitants, le choix des électeurs s’est porté sur un candidat « qui leur ressemble ». Au marché de Saint-Denis, de nombreux visages s’illuminent à l’évocation du nom de Bally Bagayoko. « C’est une fierté pour la nouvelle jeunesse d’aujourd’hui », confie une habitante. Une autre ajoute : « J’ai vu les résultats sur internet. C’est génial ! Ça nous a fait plaisir.
« Il a grandi ici, et beaucoup de mes amis ont pu bénéficier de son aide », explique une Dionysienne. « Je suis contente, c’est mon nouveau maire », sourit une autre. Un habitant renchérit : « On le connaît. On le voyait souvent à Saint-Denis. On espère que ce sera mieux que l’ancien maire, qui n’était pas proche des gens. »
À 52 ans, Bally Bagayoko cumule près de 25 ans d’engagement politique à Saint-Denis, notamment comme adjoint à la Jeunesse et aux Sports. Il a également entraîné le club de basket local. Pour de nombreux habitants, il incarne le changement.habitants
Avec ses parents issus de l’immigration et la diversité de Saint-Denis — 150 nationalités différentes — Bally Bagayoko représente un candidat « comme nous, qui nous ressemble ». Une proximité qui, selon les habitants, facilite la confiance et suscite de grands espoirs pour l’avenir de la ville.
Pour le nouveau maire, il s’agit désormais de transformer l’ancien cœur des Jeux olympiques en un lieu d’engagement et d’innovations pour tous les habitants de Saint-Denis.