La mort d’Ali Larijani, tué dans une frappe attribuée à Israël, fait basculer la confrontation. Entre démonstration de force à Téhéran, riposte militaire et extension des frappes à plusieurs États du Golfe, le risque d’un embrasement régional n’a jamais été aussi élevé.
Des milliers de personnes ont envahi les rues de Téhéran pour assister aux funérailles d’Ali Larijani, figure centrale du pouvoir iranien, tué lors d’une frappe attribuée à Israël. Diffusée en direct par la télévision d’État, la cérémonie a rapidement pris une dimension politique, à la fois le deuil national et une démonstration de force.Le cercueil du responsable iranien, ainsi que celui de son fils, ont été transportés devant une foule dense,qui brandissait des drapeaux et scandait des slogans hostiles à Israël.
Ancien président du Parlement et nommé secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani était considéré comme l’un des hommes les plus puissants du pays, voire son dirigeant de facto après la mort d’Ali Khamenei.L’attaque, menée le 17 mars 2026 à Téhéran, s’inscrit dans une stratégie de « décapitation » visant les plus hauts responsables iraniens.
Elle a également coûté la vie à Gholam Reza Soleimani, commandant de la force Basij, branche paramilitaire des Gardiens de la révolution islamique.
En réaction, les Gardiens de la révolution islamique ont lancé des missiles vers le centre d’Israël, avec des engins à ogives multiples capables de saturer les systèmes de défense.Cette riposte ne s’est pas limitée à Israël. L’Iran a élargi ses frappes à plusieurs pays du Golfe, notamment :
Arabie saoudite (province orientale pétrolière)
Koweït
Bahreïn
Qatar
Émirats arabes unis.
En frappant au sommet de l’appareil d’État iranien, Israël prend le risque d’une escalade incontrôlable. La riposte iranienne, désormais étendue à plusieurs pays du Golfe, montre que le conflit dépasse largement le cadre bilatéral.