Dimanche 15 mars, Bally Bagayoko a été élu maire de Saint-Denis avec près de 51 % des voix, offrant à La France insoumise un symbole fort dans l’ancienne « ceinture rouge ». Sa victoire face au maire sortant socialiste Mathieu Hanotin démontre l’ancrage du mouvement de Jean-Luc Mélenchon en Île-de-France.
Lors de sa première interview à LCI, le maire, né dans les Hauts-de-Seine de parents maliens, a qualifié Saint-Denis de « ville des rois morts et du peuple vivant », citant le poète communiste Jean Marcenac. Certains médias ont déformé ses propos, prétendant qu’il aurait dit « la ville des noirs », ce qu’il n’a jamais affirmé.
Sur BFMTV, il a été confronté à des questions insinuant un soutien de narcotrafiquants à sa candidature, provoquant l’indignation de responsables politiques de gauche. Clémence Guetté, députée LFI, a dénoncé « une scène à vomir, dégoûtante de mépris et de racisme », tandis que Manuel Bompard saluait « la dignité » du maire face à « la meute médiatique relayant les pires calomnies racistes ». Même des figures socialistes, comme Marie-Pierre de La Gontrie ou Ségolène Royal, ont condamné ce traitement.
Manuel Bompard résume : « Le racisme crasse de CNews tranche avec la dignité absolue de Bally Bagayoko. Il fait la fierté de la France, ces fascistes de plateau la déshonorent. »Élu depuis seulement quelques jours, Bally Bagayoko doit encore exercer ses fonctions pendant six ans, tout en affrontant un traitement médiatique particulièrement agressif dès ses premiers pas à la mairie.