Rachida Dati, ancienne protégée de Nicolas Sarkozy et proche du couple Emmanuel Macron, a perdu son « combat de la vie » lors des municipales 2026 à Paris. Après un premier échec en 2020 face à Anne Hidalgo, elle s’incline cette fois largement face à Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, après un premier tour décevant (25,46 %).
Malgré une campagne ambitieuse, ponctuée de vidéos virales et de visites sur le terrain, Dati n’a pas su bénéficier du report des électeurs centristes et a été pénalisée par la présence persistante de candidats de droite et d’extrême droite. Sa candidature a également été marquée par des polémiques, des dérapages verbaux et des critiques sur sa gestion de la communication avec les journalistes.
La maire du VIIe arrondissement, âgée de 60 ans, fait désormais face à un procès pour corruption et trafic d’influence prévu du 16 au 28 septembre. Elle est soupçonnée d’avoir perçu 900.000 euros d’une filiale de Renault-Nissan pour du lobbying au Parlement européen, des faits qu’elle conteste mais qui pourraient lui valoir jusqu’à dix ans de prison et cinq ans d’inéligibilité.