Plus de 175 personnes ont été blessées après des frappes de missiles attribuées à l’Iran dans le sud d’Israël, selon les autorités israéliennes. Les villes d’Arad et de Dimona ont été visées à plusieurs reprises au cours de la journée de samedi.D’après les premiers bilans communiqués par l’armée et le ministère de la Santé, plus de 300 personnes ont été hospitalisées.
À Arad, 116 blessés ont été recensés, dont 7 dans un état grave, 22 dans un état modéré et 87 légèrement atteints. À Dimona, une autre frappe a fait 64 blessés, parmi lesquels un cas grave, deux modérés et 61 légers.Située à proximité d’un site nucléaire sensible, la ville de Dimona suscite des inquiétudes particulières.
Le point d’impact du missile se trouverait à environ cinq kilomètres de cette installation stratégique. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a toutefois indiqué n’avoir relevé « aucune indication de dégâts » sur le centre de recherche nucléaire du Néguev, précisant qu’aucun niveau anormal de radiation n’a été détecté.
Selon la télévision d’État iranienne, ces frappes constituent une riposte à une attaque menée plus tôt contre une installation nucléaire à Natanz, près de Kashan. Une implication qu’Israël dément fermement.Sur le plan international, les réactions se multiplient.
Les ministres des Affaires étrangères du G7 ainsi que l’Union européenne ont appelé à un arrêt « immédiat et sans condition » des attaques, condamnant des frappes jugées irresponsables contre des civils et des infrastructures dans plusieurs pays du Moyen-Orient