Lors d’une réunion tripartite organisée le 19 mars 2026 à Cotonou, les chefs d’état-major des armées française, ivoirienne et béninoise ont convenu de poursuivre et de consolider leur coopération dans la lutte contre le terrorisme.
L’objectif : faire face à la menace qui pèse sur le nord du Bénin et sur la Côte d’Ivoire.La rencontre, tenue dans la caserne de Togbin à Cotonou, a permis aux trois pays de dresser un bilan détaillé de la situation sécuritaire. Si la Côte d’Ivoire ne recense quasiment pas d’attaques sur son territoire, le Bénin, en revanche, en a subi plusieurs. Une baisse progressive du nombre de victimes est toutefois observée.
Le colonel André Fofo Dokoui, commandant de l’opération « Mirador » dans le nord du Bénin, a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée pour riposter efficacement contre des terroristes qualifiés de mobiles et imprévisibles.Le colonel Dokoui a également clarifié que l’opération « Mirador » est menée exclusivement par des soldats béninois, malgré certaines rumeurs sur la présence militaire française.
Le général Fabien Mandon, représentant la France, a réfuté les allégations du général Abdourahamane Tiani, chef de la junte du Niger, qui accusait le Bénin d’abriter des bases militaires françaises. Selon lui :
« La France est là ponctuellement aux côtés des armées béninoises, il n’y a pas de camp français dans la région. Les pays sont souverains et la France respecte leur choix. »La réunion s’est conclue par une audience avec le président béninois Patrice Talon, suivie d’un dîner officiel. Les chefs d’état-major ivoirien et français ont regagné leurs pays en soirée.