La fermeture du détroit d’Ormuz, conséquence directe de la guerre au Moyen-Orient, provoque une flambée du kérosène et une hausse brutale des billets d’avion sur le continent africain.Selon S&P Global, près de 70 % des importations africaines de carburant d’aviation transitent par ce passage stratégique.
Depuis fin février, le transport depuis les raffineries du Golfe est quasi paralysé, privant le marché de 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié.
Le prix du baril de kérosène a bondi de 76 % depuis le début du conflit, atteignant 171 dollars, soit deux fois plus qu’au 2 janvier 2026 (indice Platts). Face à cette envolée, des compagnies comme Kenya Airways ont annoncé des hausses de tarifs pour absorber le choc.Les grandes compagnies africaines, dont EgyptAir, Ethiopian Airlines et Royal Air Maroc, subissent des pertes importantes : annulations de vols vers le Moyen-Orient, surcoûts opérationnels et pression insoutenable sur leurs marges.
La rentabilité et la continuité des vols sur plusieurs routes clés sont désormais menacées.Les analystes mettent en garde : si le détroit reste bloqué, la crise pourrait se prolonger, entraînant des répercussions en cascade sur le transport aérien mondial et l’économie africaine.