Une peine de 18 ans de réclusion criminelle a été requise mardi contre Tariq Ramadan, jugé pour viols par la cour criminelle de Paris. L’islamologue suisse de 63 ans est jugé par défaut et à huis clos pour des faits concernant trois femmes.Selon une source judiciaire, l’avocat général a également demandé un mandat d’arrêt à son encontre, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire français une fois la peine purgée.
Le procès s’est ouvert le 2 mars, mais Tariq Ramadan ne s’est pas présenté à l’audience. Ses avocats ont invoqué une hospitalisation à Genève, liée à une poussée de sclérose en plaques.Une expertise médicale ordonnée par la cour a toutefois conclu à une « stabilité » de la maladie, estimant l’accusé apte à comparaître. La présidente, Corinne Goetzmann, a rejeté la demande de renvoi et décidé que le procès se tiendrait en son absence. Un mandat d’arrêt à exécution immédiate a également été délivré.
Trois accusations de viol
Tariq Ramadan est jugé pour trois viols présumés commis entre 2009 et 2016 :
un viol aggravé en 2009 à Lyon sur une femme vulnérable,
un viol en 2012 à Paris sur Henda Ayari, militante à l’origine de l’affaire,
un troisième viol en 2016 sur une autre plaignante.L’islamologue conteste l’ensemble de ces accusations