L’Égypte, en coopération avec la Turquie et le Pakistan, multiplie les initiatives diplomatiques pour trouver un compromis entre les États-Unis et l’Iran et éviter une escalade du conflit au Moyen-Orient.
L’Égypte joue un rôle diplomatique actif pour tenter de désamorcer la crise au Moyen‑Orient, en particulier dans le conflit opposant l’Iran aux États‑Unis et à leurs alliés. Le président Abdel Fattah al‑Sissi multiplie les échanges bilatéraux avec les dirigeants des pays du Golfe, tout en coordonnant ses efforts avec la Turquie et le Pakistan dans une démarche conjointe de médiation.
Selon des sources diplomatiques, l’Égypte, la Turquie et le Pakistan ont été actifs en coulisses pour relayer des messages entre Washington et Téhéran, dans l’espoir de créer une fenêtre de négociation susceptible d’aboutir à un cessez‑le‑feu ou à un compromis.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a réitéré que ces pays croient qu’il est possible de surmonter les divergences entre les États‑Unis et l’Iran et d’aboutir à une issue « gagnant‑gagnant », plutôt qu’à une situation de confrontation totale.
Cette guerre a rendu la diplomatie multilatérale encore plus urgente, certains acteurs régionaux appelant à un dialogue direct entre Washington et Téhéran pour freiner les hostilités. L’Iran a récemment rejeté un plan de paix en 15 points proposé par les États‑Unis, estimant le texte trop déséquilibré
L’offensive militaire lancée fin février 2026 par les États‑Unis et Israël contre l’Iran a marqué une escalade significative dans les tensions régionales, avec des frappes aériennes et des ripostes iraniennes qui ont touché plusieurs pays du Moyen‑Orient.
Les efforts conjoints de l’Égypte, de la Turquie et du Pakistan pourraient faciliter l’ouverture de négociations directes entre les grandes puissances et Téhéran. Les diplomates espèrent que ces initiatives éviteront une escalade plus large dans la région et poseront les bases d’un règlement politique durable