À Natitingou, ce dimanche 29 mars 2026, dans le cadre de la campagne pour la présidentielle du 12 avril, Romuald Wadagni a tenu un discours franc et ferme face aux Aspirants aux Métiers d’Enseignant (AME), appelant à la responsabilité et à la patience, tout en rappelant les efforts du gouvernement pour améliorer leurs conditions de vie.
Face à un sujet qui alimente le débat public depuis plusieurs mois, le candidat n’a pas fait dans la langue de bois. Dans un ton grave, parfois teinté de colère, il a dénoncé toute tentative d’instrumentalisation politique des enseignants. « Ne vous laissez pas instrumentaliser par les politiciens », a-t-il martelé à l’endroit des jeunes et des AME.
Romuald Wadagni est revenu en détail sur les réformes engagées ces dernières années. Il a notamment évoqué la mise en place de l’assurance maladie et l’instauration du congé maternité, des mesures prises, selon lui, pour corriger des situations jugées « inacceptables », où des enseignants travaillaient sans protection sociale.
Le candidat a également mis en avant les avancées en matière de rémunération. Autrefois payés sur neuf mois, les AME bénéficient désormais d’un paiement sur douze mois, une évolution qu’il présente comme un progrès significatif vers de meilleures conditions de vie.
Sur le plan de l’emploi, il a souligné l’augmentation du nombre d’AME, passé d’environ 10 000 à près de 33 000 aujourd’hui. Une dynamique que le gouvernement entend poursuivre, avec pour objectif d’offrir davantage d’opportunités aux jeunes diplômés.
Tout en reconnaissant que les attentes restent fortes, Romuald Wadagni a insisté sur la nécessité de progresser par étapes. Il a appelé les enseignants à faire preuve de patience, tout en réaffirmant la volonté des autorités d’améliorer durablement leur situation, notamment en perspective de leur intégration future dans la fonction publique et de la garantie d’une retraite.
En conclusion, le candidat a invité les AME à formuler des revendications « pertinentes », orientées vers l’amélioration concrète de leurs conditions de vie, plutôt que de céder à des slogans ou à des promesses politiques qu’il juge sans fondement