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Terrorisme en Côte d’Ivoire : Le procès de Kafolo met l’État de droit à l’épreuve

Le procès relatif à l’attaque de Kafolo, survenue en juin 2020, se poursuit en Côte d’Ivoire. Lundi 30 mars 2026, le procureur de la République a requis la prison à vie pour cinq des 45 accusés jugés pour leur rôle dans cette attaque, revendiquée par la Katiba Macina et ayant coûté la vie à 14 militaires ivoiriens.

Pour le procureur, ce procès incarne « la résilience de l’État de droit, la mémoire des forces de défense et de sécurité ». Sur les 45 prévenus, le parquet distingue trois situations.14 accusés impliqués de façon « inopportune », dont certains parents de présumés terroristes en fuite. Le procureur demande leur acquittement.

5 auteurs directs de l’attaque, pour lesquels la perpétuité a été requise. Ces prévenus faisaient partie d’un commando de 30 individus dirigé par Abdourahmane Sidibé, surnommé « Hamza ». Plusieurs autres membres du commando sont en fuite et n’ont pas comparu au procès.26 autres accusés, pour lesquels le parquet réclame des peines de 20 années de prison.

Parmi les prévenus figurent Sihita Sangaré, un éleveur détenu depuis juillet 2020, et ses parents, originaires de Bouna. Le père, commerçant et délégué consulaire du Burkina Faso, est accusé d’avoir soutenu son fils Boukari Sangaré, présenté comme un auteur présumé de l’attaque et actuellement en fuite.

Lors de l’audience, M. Sangaré a nié toute implication, affirmant que sa boutique n’avait jamais servi de ravitaillement aux terroristes et que ses communications avec son fils ne constituaient pas un soutien à l’attaque : « Ce n’est pas possible : je suis moi-même une cible des jihadistes car je représente l’administration.

L’avocat de M. Sangaré, Me Sylvain Touali, a indiqué que des réparations pourraient être envisagées après la conclusion du procès : « S’il y a des réparations à demander, c’est ultérieurement. C’est à l’issue du procès que nous allons demander des réparations. »

Le cœur du procès reste de déterminer le degré d’implication de chaque prévenu dans l’attaque. L’audience a été suspendue et reprendra le 19 janvier 2027, alors que le pays suit de près cette affaire symbolique de lutte contre le terrorisme.

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