Depuis mars, Kalemie, dans la province du Tanganyika, accueille sa toute première raffinerie d’or, capable de produire entre 500 et 600 kg par mois. L’objectif : transformer localement l’or issu des exploitations artisanales et semi-industrielles, notamment celles de la société Mining Mineral Resources (MMR), et formaliser le secteur.Pour autant, certains restent sceptiques sur la production réelle.
« Au Tanganyika, il y a de l’or partout mais en très faible quantité. Je m’attends plutôt à 100 ou 150 kg par mois », estime Jules Mulya, président du patronat local. Il espère que la raffinerie offrira aux mineurs des conditions d’achat sûres et rémunératrices, éloignant l’or du marché clandestin.
La société civile et les experts, comme Fabien Mayani du Centre Carter, saluent l’initiative mais appellent à assainir les chaînes d’approvisionnement artisanales et à veiller à la sécurité, aux conditions de travail et à la protection de l’environnement.
En 2024, la RDC a exporté 27,9 tonnes d’or, dont seulement 1,08 tonne provenait du secteur artisanal, la production du Tanganyika représentant 49 kg, soit 2,8 % de l’or artisanal national.