Alors qu’un cessez-le-feu a été annoncé entre les États-Unis et l’Iran, le Liban continue de subir les frappes israéliennes. Beyrouth et le sud du pays restent sous le feu, avec des pertes humaines importantes et des déplacements massifs.
Jeudi matin, les équipes de secours poursuivaient leurs recherches de survivants et de corps dans plusieurs quartiers de Beyrouth, notamment à Tallet El Khayat, où des immeubles et commerces ont été réduits en gravats.
Les habitants racontent qu’aucun avertissement n’a été donné avant les frappes, qui ont forcé les civils à fuir dans les rues.Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a précisé que la trêve ne s’appliquait pas au Liban et que les frappes, sa « plus vaste opération coordonnée », visaient plus de 100 cibles en dix minutes à Beyrouth, dans le sud et la plaine de la Bekaa.
Des milliers de familles ont été déplacées vers des camps de fortune, souvent sans eau ni électricité. Zainab Daher, réfugiée de la banlieue sud de Beyrouth, témoigne :« Ici, nous n’avons ni eau, ni électricité, rien… juste de quoi préparer un peu de nourriture et survivre. »
Depuis la reprise des combats le mois dernier, le ministère libanais de la Santé dénombre plus de 1 500 morts et plus d’un million de déplacés.
Dans les camps, colère et frustration grandissent face à une guerre que beaucoup estiment « ne pas être la leur », alors que l’espoir d’un cessez-le-feu élargi reste la seule perspective pour retrouver un peu de sécurité.