L’armée malienne et ses partenaires russes de l’Africa Corps sont accusés d’avoir utilisé, pour la première fois, des bombes à sous-munitions dans le nord du Mali, lors de frappes menées les 15 et 17 mai dans les régions de Tombouctou et de Kidal.
Ces armes, interdites par le Traité d’Oslo sur les armes à sous-munitions ratifié par le Mali, dispersent des centaines de petites charges explosives sur de vastes zones, dont certaines n’explosent pas immédiatement, constituant une menace durable pour les civils.
Des organisations locales, dont celle dirigée par Tilla Ag Zeini, alertent sur les risques pour les populations, notamment les enfants et les éleveurs.
Les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad affirment avoir récupéré des restes de ces munitions.Si l’armée malienne a revendiqué les frappes dans le cadre de ses opérations antiterroristes, elle n’a pas précisé le type d’armement utilisé.
Dans un contexte sécuritaire tendu, ces accusations suscitent de vives inquiétudes quant au respect du droit international et à la protection des civils