En République démocratique du Congo , l’opposition lancent une coalition pour contrer toute réforme constitutionnelle qui ouvrirait la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi.
Une large frange de l’opposition congolaise a annoncé la création d’une coalition baptisée C64, destinée à s’opposer à une éventuelle modification de la Constitution.Lancée à Kinshasa, cette plateforme regroupe plusieurs poids lourds politiques, dont Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Delly Sessanga et Matata Ponyo, ainsi que des dizaines de mouvements citoyens.
Cette mobilisation fait suite aux déclarations du président Félix Tshisekedi, qui a évoqué la possibilité d’un référendum constitutionnel, laissant entrevoir un éventuel troisième mandat.Une perspective rejetée avec fermeté par l’opposition. Pour Nicolas Lenga, figure du parti Envol, cette initiative constitue « une dérive autoritaire » et une remise en cause de l’ordre constitutionnel.
L’appel à la résistance
La coalition C64 fait référence à l’article 64 de la Constitution, qui consacre le droit des citoyens à s’opposer à toute prise ou exercice illégal du pouvoir.Ses membres appellent ainsi les Congolais à se mobiliser pour défendre la limitation des mandats présidentiels, fixée à deux dans le texte actuel.
Au pouvoir depuis 2019, Félix Tshisekedi doit, en principe, achever son second mandat en 2028. Mais le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle s’annonce déjà comme un nouveau point de tension politique majeur dans le pays.