Le président français remet sur la table le dossier des réparations de l’esclavage, tout en appelant à éviter les promesses irréalistes.
Le président français Emmanuel Macron a rouvert un débat hautement sensible en évoquant la question des réparations liées à la traite négrière et à l’esclavage colonial.
Il s’exprimait à l’Élysée lors de la commémoration des 25 ans de la Loi Taubira, qui reconnaît ces crimes comme crimes contre l’humanité.Sans annoncer de mesures concrètes, le chef de l’État a estimé que la « grande question » des réparations devait désormais être posée, tout en appelant à éviter « de fausses promesses ».
Dans le même temps, Emmanuel Macron a annoncé la suppression explicite du Code Noir du droit français, symbole d’un passé esclavagiste encore inscrit dans les textes, bien que caduc.Portée en 2001 par Christiane Taubira, la loi éponyme avait marqué un tournant en faisant de la France le premier pays à reconnaître officiellement l’esclavage comme crime contre l’humanité.
Si Paris a, au fil du temps, reconnu sa responsabilité historique, la question des réparations reste un point de tension. En la remettant au cœur du débat public, Emmanuel Macron ouvre un chantier aussi politique que mémoriel.