Le président ghanéen John Mahama a annoncé qu’un projet de loi controversé restreignant davantage les droits des personnes LGBTQ+ ferait l’objet d’un examen juridique approfondi avant toute adoption.
Adopté par le Parlement, le texte prévoit des peines de prison pouvant aller jusqu’à trois ans pour les personnes s’identifiant comme LGBTQ+, ainsi que des obligations de dénonciation des activités jugées illégales.
En déplacement au Royaume-Uni, le chef de l’État a précisé que le projet serait analysé par ses conseillers juridiques et le procureur général afin d’en vérifier la conformité.
John Mahama a souligné qu’il s’agit d’une initiative parlementaire et non gouvernementale, ce qui justifie un examen supplémentaire. Il n’exclut pas une saisine du Conseil d’État en cas de préoccupations juridiques.
Ce texte, réintroduit en 2026 après une première tentative avortée, suscite de vives critiques des organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une atteinte aux libertés fondamentales. À l’inverse, ses partisans invoquent des valeurs culturelles et familiales.